9782343151052r

 

 

Cette nouvelle session des rencontres Mix-Cité ouvre une nouvelle perspective, thématique et diachronique, autour des femmes de sciences un immense continent dont n'émergent que quelques noms emblématiques, Émilie du Châtelet au temps des Lumières ou Marie Curie au XXe siècle. Il y eut pourtant de remarquables chercheuses dans des domaines aussi divers que les mathématiques, la paléontologie, la médecine ou l'ethnologie. Trop souvent dans l'ombre d'un mari ou de collègues prompts à récupérer le fruit de leurs travaux, elles n'ont guère bénéficié de la moindre renommée. Au-delà d'une approche biographique, il s'agit de présenter leurs découvertes, leur originalité, et les chemins étroits d'une émancipation laborieuse : la Recherche ne s'est pas toujours montrée prompte à ouvrir aux femmes les portes de la Science.

Textes réunis par Dominique Bréchemier et Nicole Laval-Turpin

Ont collaboré à cet ouvrage : Monique Lemoine, Claudine Hermann, Émilie Lehours, Irina Durnea, Anne Boyé, Monique Pontier, Dominique Aubrun, Simone Gilgenkrantz, Natalie Pigeard, Tiphaine Martin, Laurence Lacroix, Laurent Robert, Nicole Laval-Turpin, Claude Legris.


Broché - format : 13,5 x 21,5 cm
ISBN : 978-2-343-15105-2 • 5 juillet 2018 • 212 pages
EAN13 : 9782343151052
EAN PDF : 9782140095481

 

 

 

Émilie Hamon-Lehours : Femmes de sciences à Bologne au siècle des Lumières

L’Université de Bologne présente un caractère philogyne dans l’acceptation des femmes en son sein et dans la délivrance de doctorats ou d’octroi de chaires d’enseignement à plusieurs femmes depuis le Moyen Âge. Au XVIIIe siècle, l’Académie de Bologne accueille des érudites italiennes mais également étrangères, comme c’est le cas pour la Française Emilie du Châtelet. Laura Bassi (1711-1778) est en quelque sorte son pendant italien, par l’époque et par le fait d’embrasser les idées newtoniennes. Elle obtient un doctorat en philosophie en 1732 et consacre ses recherches à l’électricité appliquée à la médecine. C’est d’ailleurs une obstétricienne, Maria dalle Donne (1778-1842) qui prend son fauteuil vacant d’académicienne après sa mort. Contemporaine de Laura Bassi, Maria Gaetana Agnesi (1718-1799), publie des instructions philosophiques et mathématiques et, fait plus surprenant, un long discours en latin sur la défense des droits des femmes en matière d’instruction et d’accès aux savoirs. L'article retrace le parcours de ces femmes en deux pans : l’un biographique qui a pour objectif de faire connaître ces femmes de sciences, l’autre analytique qui reprend les textes méconnus de Maria Gaetana Agnesi.