La virilité est considérée comme une valeur entérinant la masculinité. Et quand cette valeur est questionnée, réévaluée, ce sont les valeurs d’une société patriarcale qui s’effondrent. La masculinité est-elle l’antagonisme de la féminité ? Féminités et masculinités sont des critères statiques dont le genre grammatical est le féminin (LA féminité, LA masculinité), tandis que les mouvements, l’action, sont du genre masculin (LE féminisme, LE masculinisme que j’utilise volontairement plutôt que machisme qui à mon sens est différent). Les deux critères, ainsi que les deux mouvements existent et sont donc alternatifs ou interchangeables. LA virilité est du genre féminin et n'a pas d'équivalent qui s'appliquerait aux femmes ; on peut par conséquent envisager à juste titre qu'elle est mixte. On ne refait pas l’histoire, mais on peut tenter d’en décrypter les fondements archétypaux afin non pas d’introduire de nouveaux codes genrés, mais justement de faire en sorte qu’il n’y ait plus de scission entre passif et actif, entre sexe faible et sexe fort.

Lecture : Olivia Gazalé, Le mythe de la virilité, Paris, Robert Laffont, 2017

Écoute : Podcast « Les couilles sur la table » https://www.binge.audio/category/les-couilles-sur-la-table/

Eddy de Pretto - Kid (Clip Officiel)