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Liaisons étrangères est sans doute le roman le plus connu de la romancière américaine Alison Lurie. Paru en 1984, il a reçu le prix Pulitzer. Alison Lurie nous régale d’un cynisme visant la société contemporaine, établissant un parallèle entre les Américains modernes mais has been et les Anglais (plus particulièrement les Londoniens) guindés, rétrogrades et froids. Le milieu universitaire n’est pas épargné non plus sous sa plume, car les deux protagonistes n’en sont pas moins stéréotypés : le jeune beau intellectuel que toutes les femmes convoitent et la vieille fille coincée et maniérée. D’autres personnages gravitent autour des deux têtes d’affiche : une comédienne ratée, un couple routinier, un entrepreneur américain aux allures de vieux cow-boy… Ces personnages qui sembleraient à première vue très potaches sont en réalité très attachants ; ils tentent de dissimuler des failles qui ne tarderont pas à être percées à jour et c’est ce qui les rend humains. On rit, on s’indigne, on compatit, mais on ne reste pas insensible à cette parenthèse anglaise.