Pornic,        

J’esquisse tes contours à la sanguine

Rouge, soleil crépusculaire sur le rivage,

Ton visage se dessine à l’encre de chine

Noir, tempête et ciel d’orage,

Ton corps se modèle sous mon pinceau

Vêtu d’un manteau de terre et d’eau,

Ton flot de verdure dévale sur le papier

Guidé par ma main inspirée…

 

En 2007 (du 2 février au 7 mai), s’est tenue au musée des Beaux-Arts de Nantes une exposition sur Hippolyte et Paul Flandrin, révélant au grand public le carnet de dessins sur Pornic exécuté par Paul Flandrin entre 1872 et 1875. Découverte due au fruit du hasard, ce carnet est le témoignage visuel que Pornic était non seulement un lieu de villégiature à l’époque romantique, mais également une source d’inspiration artistique. Source qui continue à déverser son flot sur le papier, car, 126 années plus tard, en 2001, Anne Lamprier publie Pornic, balade le long du chemin côtier. Ce regard croisé entre deux carnets forme un pont entre deux époques différentes, et permet de définir les enjeux artistiques de chacun liés au contexte social.

 

Bulletin de Pornic-Histoire, numéro 3, juin 2008, pp. 3-11.