Allaiter ou non? Telle est la question ! Je n’ai pas encore d’enfant, mais je me sens déjà tourmentée par la question. Avec la tendance du retour aux sources, la slow food, les pieds dans l’herbe et les tapis en peau de mouton, on nous assène de messages sur les bienfaits de l’allaitement. Je dis oui à la nature, aux  délicieuses framboises de mon jardin, aux ampoules basse consommation, mais je dis stop à l’acharnement du "fais-téter-bébé" ! Je me sens déjà une mauvaise mère avant d’avoir conçu bébé, car je ne veux pas allaiter. Je ne veux pas avoir la sensation d’être un self service ambulant et je m’attèle à entretenir le potentiel érotique de ma poitrine. Nous respectons les femmes qui font le choix d’allaiter, alors respectons celles qui font le choix de "biberonner" et pour ceux ou celles qui semblent avoir oublié que la condition de la femme a évolué, lisez Elisabeth Badinter (Le conflit : la femme et la mère, 2010, Flammarion).